Le Boulevard des Champions a eu le plaisir de recevoir au sein de son studio, Greg Buzelin, joueur du HAC Rugby évoluant au poste de 3ème ligne.
Nous nous sommes entretenus avec lui pour en découvrir davantage sur sa carrière sportive, en évoquant notamment son 1er match professionnel en Pro D2, ses objectifs individuels et collectifs avec les ciel et marine cette saison et bien d’autres sujets.  

Bonjour Greg, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? 

Bonjour, je m’appelle Greg BUZELIN, je suis né à Dieppe, j’ai 27 ans et c’est ma 4ème saison au HAC rugby.

Avant de t’être lancé dans le rugby, as-tu pratiqué d’autres sports ? 

Oui, j’ai commencé naturellement par le football mais j’avais envie de faire un sport de contact. J’ai donc voulu me tourner vers le hockey car une patinoire était à 50m de chez moi mais la case patinage était obligatoire. J’ai donc dû faire un an de cette pratique, pour que l’on m’annonce finalement que pour faire du hockey, il fallait que je me déplace à Rouen. C’était difficile de faire la route pour ma famille j’ai donc dû renoncer.
Puis assez logiquement, je me suis tourné vers le rugby au DUC rugby.

Pourquoi ce sport et pas un autre ? 

J’y allais au départ pour trouver une bande de copains et un sport de contact, et dès les premiers entraînements, j’ai aimé et je n’ai plus quitté ce sport.

Pourquoi le poste de 3ème ligne ? 

J’ai presque toujours joué à ce poste. Il faut s’engager physiquement et c’est pour ça que j’y allais à la base. C’est un poste hyper complet où nous sommes concernés sur des phases statiques comme la touche ou la mêlée mais également utilisées dans le jeu courant.

Selon toi, quelles sont les qualités essentielles qu’un joueur à ton poste doit avoir pour exceller ? 

Un 3ème ligne se doit obligatoirement d’être complet dans son jeu avec suivant les profils, une certaine spécialité. Mais la plus grosse qualité est d’être très actif sur le terrain et notamment en défense.

Comment se déroule la vie en centre de formation ? 

Alors j’ai pu vivre en centre d’entraînement labellisé au RNR, c’est un cadre assez sécurisant pour les jeunes joueurs qui permet d’allier réussite sportive et réussite scolaire où les entraînements y sont plus nombreux et l’accompagnement personnalisé.

Tu as quitté Rouen qui évoluait en Pro D2 pour venir jouer au HAC, un club de  division inférieure. Quelles ont été les raisons de ton départ ?

J’arrivais à un âge où je ne pouvais plus être espoir, il fallait donc que je sois exclusivement avec le groupe pro. Malgré les quelques matchs que j’ai pu faire en pro avec le RNR, le club décidé de ne pas me garder et c’est pour cela que je suis arrivé au HAC.

Pourquoi avoir choisi la destination du HAC ? 

Lors de ma dernière saison au RNR, j’avais deux choix. Chercher un club dans une division supérieure au HAC rugby sans garantie de jouer ou de prendre du plaisir ou rester en Normandie et rejoindre Le Havre avec un double projet, sportif et professionnel, tout en connaissant une grande partie des joueurs avec qui j’avais déjà joué. J’ai choisi le deuxième solution et j’en suis très content aujourd’hui !

Quels sont tes objectifs au niveau individuel et collectif cette saison ? 

Au niveau individuel, continuer de jouer le plus possible et d’apporter un plus à l’équipe.

Au niveau collectif, le maintien serait une très belle chose mais chercher une place pour les play-offs pour notre première saison en Fédérale 1 serait énorme pour que l’on continue de s’aguerrir à ce niveau.

Quels ont été les moments les plus marquants de ta carrière ?  

Les premiers, forcément ce sont les matchs avec Rouen en ProD2. Des moments magiques qui resteront gravés dans ma mémoire. Plus récemment, la montée en Fédérale 1 avec ce groupe qui, pour la grande partie des joueurs, sont devenus mes amis.

Peux-tu nous raconter la planification d’une de tes journées type (programme étapes par étapes, entrainement, repas) ?

Je peux vous présenter une typique de match à domicile.

Alors je me lève généralement assez tôt, je prépare mes affaires et je me fais un gros repas, toujours le même ! C’est à dire une grosse omelette qui ne ressemble même plus à une omelette tellement il y a d’ingrédients a l’intérieur (rires), sur les coups de 10 ou 11h. Après je me prépare tranquillement et je pars pour le stade vers 12h30. Une fois arrivé au stade, j’aime bien être prêt assez rapidement, arrive le briefing du coach et des avants, ensuite je vais voir la première mi temps des espoirs. Après cela, c’est l’heure de notre échauffement pour 30-40 minutes. On rentre une dernière fois au vestiaire pour mettre nos maillots et je dis souvent un dernier mots aux gars avant de partir sur la pelouse. Après le match, nous allons très souvent boire un voire plusieurs verres tous ensemble dans le bar partenaire « L’eau tarie » ! Enfin, la soirée se termine à différentes heures pour chacun suivant les impératifs du lendemain.

Quel a été ton ressenti lorsque tu as fait ta première apparition dans le championnat de Pro D2 ? 

Beaucoup de stress tout d’abord, mais surtout une immense fierté, je prenais un peu la mesure de la chose. Les joueurs expérimentés de l’équipe m’ont accompagné et même s’il y a la défaite, j’en garde un souvenir génial.

Qu’as-tu ressenti à la fin de la saison dernière lors de la montée du HAC en Fédérale 1 ? 

Une immense fierté, un soulagement aussi. Il y avait beaucoup d’attente autour de ce groupe et nous avons répondu présent pour ma plus grande joie. Un souvenir incroyable.

Ayant évolué en Pro D2 avec Rouen, penses-tu apporter ton expérience au HAC ? 

Oui, je pense que je peux apporter de l’expérience, notamment aux plus jeunes avec qui j’ai joué auparavant en espoir. Après, certains autres joueurs le font très bien comme Robin ou Gambo qui ont un plus gros vécu que moi.

Comment arrives-tu à t’organiser entre vie professionnelle et vie sportive ?

C’est un rythme à suivre, il faut être bien organisé et gérer ses temps de travail et de repos.

Mes horaires décalés sont parfois assez compliqués pour les entraînements du soir donc je comble avec ceux du matin. Tout est géré en lien avec Jérôme qui connaît les contraintes et qui ajuste les entrainements au mieux pour que je sois performant.

Pour terminer cet entretien, peux-tu nous citer 3 sportifs que tu apprécies et qui sont issus de la région Normandie ? 

Alors le premier car je l’ai bien connu à Rouen, c’est bien sûr Gabin Villiere. Ensuite j’apprécie la Formule 1 et Pierre Gasly issu de Rouen qui est incontournable.

Enfin je ne peux pas oublier, un ancien du HAC rugby, Julien Pieton que j’apprécie énormément, il est même devenu un exemple pour plusieurs joueurs du club.

Entretien réalisé par Damon Spahija.

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