Samedi 08 janvier, le Hac Handball recevra l’équipe de Stella St Maur. À cette occasion nous sommes allés à la rencontre de Marina Pantic, gardienne de l’équipe du Hac depuis 6 saisons. Dans cet entretien la joueuse internationale serbe aborde les grandes lignes de sa carrière, les origines de sa passion pour le hand et le poste de gardienne. Découvrez cette grande championne.

Bonjour Marina, quels ont été vos premiers contacts avec le Handball ?

Après avoir joué au Volley-ball, mon père m’a fait découvrir le handball à l’âge de 15 ans et je ne savais pas encore pourquoi il m’avait dirigé vers ce sport.

Photos : Emmanuel Berthoule – EBSPORTS PHOTOGRAPHIE

Le sport a-t-il beaucoup changé après la guerre dans votre pays ?

J’étais jeune et je n’ai pas vu trop d’évolution. Dès que nous le pouvions, nous pratiquions un sport entre deux bombardements.

Photos : Emmanuel Berthoule – EBSPORTS PHOTOGRAPHIE

Pourquoi avez-vous choisi de jouer le poste si particulier qu’est le poste de gardienne de but ?

Mon coach de l’époque m’a imposé ce poste. Je voulais avoir un poste dans le cœur du jeu, mais par respect pour mon coach et par timidité j’ai donc débuté ma carrière dans les buts.

Comment a évolué votre apprentissage avant d’attaquer votre carrière professionnelle ?

J’ai commencé comme amateure et après un tournoi à Prague en juin, mon entraîneur m’a affirmé que je n’aurais pas d’avenir dans le sport. J’ai donc attaqué  sérieusement la saison d’après  où je suis devenue gardienne titulaire et capitaine.
Ensuite j’ai rapidement intégré l’équipe 1 et je suis devenue semi-pro.

Photos : Emmanuel Berthoule – EBSPORTS PHOTOGRAPHIE

Avez-vous fait des rencontres déterminantes dans votre jeune carrière ?

Si on parle de sport oui, mes rencontres en équipe nationale cadettes de mon pays.
Si on parle de rencontre humaine ma coach Maria LOJANICA, sans hésitation.
Photos : Emmanuel Berthoule – EBSPORTS PHOTOGRAPHIE

Quels sont vos plus beaux titres ou trophées de cette époque ?

J’ai participé au Mondial Junior.

Pourquoi avoir choisi la France pour la suite de votre carrière ?

J’ai le goût du voyage. Le niveau en Hand est très bon et en plus il y a l’accès a la mer et des paysages magnifiques.

Après un très court passage à Abbeville pourquoi avoir pris la direction de Dijon et pour si peu de temps ?

J’ai eu une proposition de jouer en première division et mon coach d’Abbeville m’a toujours tiré vers le haut.

Après cette saison à Dijon, vous rejoignez le club de Nîmes, quels souvenirs gardez-vous de cette période ?

Mon souvenir est amer. En effet lors d’un stage en 2013 avec l’équipe nationale afin de préparer le mondial, je me suis blessée gravement. J’ai été blessée huit mois.

Avant d’arriver au Havre vous retournez deux saisons à Dijon, ce deuxième passage au club s’est il mieux passé ?

La première était bien aussi et ce passage à Dijon m’a apporté plus d’expérience.

Pourquoi avez-vous rejoint le Hac Handball ?

Le projet sportif était bon et correspondait à mes projets personnels.

Quels sont vos meilleurs et les plus difficiles moments de vos six années au Havre ?

L’an dernier, la finale contre Celles-sur-Belle était vraiment un super moment. Le pire est notre descente en seconde division sans aucun doute.

Parlons maintenant de la saison actuelle, quel regard portez-vous sur votre 9ème place ?

C’est une année noire que nous vivons actuellement. Nous avons eu des blessées et ce n’est pas facile de parler de tout ça en cours de saison.

L’objectif de montée est-il encore accessible ?

Oui tout à fait. En février on y verra clair. 

Quels sont vos objectifs personnels ?

La montée et essayer de transmettre mon image de guerrière.

Pouvez-vous nous parler de votre carrière internationale que vous venez d’arrêter récemment, quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Le match de qualification au mondial contre la Croatie chez elle. Une victoire dans un match génial avec une ambiance inimaginable.

Parlons un peu du poste de gardienne, quelles sont selon vous les qualités que doit avoir une gardienne professionnelle ?

Elle doit être patiente, observatrice et être mentalememt forte.

Le poste est-il physique ?

Oui très physique, c’est le poste le plus physique dans ce sport.

Pendant votre carrière,  avez-vous suivi une préparation mentale ?

J'ai beaucoup lu de livres sur ce sujet, c'est une passion. Et de plus j'ai suivi des cours avec un coach prépa. mentale.

Vous avez anticipé votre vie après le Handball, pouvez-vous nous en parler ?

Oui, j'ai ouvert en 2020 ma société "PERUN" d'import export et distribution de spiritueux venus de Serbie.

Transmettre votre expérience du Handball n'est pas dans un coin de votre tête ?

Oui j'ai déjà eu des échanges avec plusieurs personnes, mais pour le moment je suis tournée vers mon entreprise.

Quel est votre attachement à la région Havraise ?

Je suis passionnée de Handball et de ma société donc avec ma famille et mes amis c'est tout cela qui me rattache au Havre.

Pourriez-vous nous présenter trois sportifs que vous appréciez ?

Novak Djokovic car il est le numéro 1 depuis des années et je suis fan de sa force mentale.
Vlade Divac le basketteur, pivot des Lakers qui a réussi son après-carrière.
Katrine Lunde, la gardienne norvégienne qui est pour moi une super gardienne.
Ma mère, qui était gardienne de but en Serbie à l'époque de l'ex Yougoslavie avec Svetlana Kitic, meilleure joueuse du monde dans les années 80-90

Entretien réalisé par Grégory Constantin Janvier 2022

Contribution à la rédaction Fabrice Autret

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