Raphael Clapson, ancien défenseur central du HAC, ayant joué également en D1 (Ligue 1 aujourd’hui) avec son club de cœur nous a rendu visite dans notre studio. Dans cet entretien sont évoqués ses moments forts au club, mais aussi de grands défis comme celui de défendre face aux grands attaquants de l’époque tels que Weah, Djorkaeff ou Ginola, sa passion pour le football, ainsi que d’autres informations encore. 

Bonjour Raphaël, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, j’ai commencé le football à l’âge de 6 ans au port autonome du Havre et j’ai ensuite rejoint le HAC en poussin jusqu’au niveau professionnel. J’ai ensuite été à Fréjus 3 ans, Clermont pendant 4 ans, Rouen 1 an et Dunkerque pendant 12 ans et tout ça en tant que joueur. Ensuite, retour 1 an au HAC en tant qu’éducateur des U17 puis 2 ans au Sénégal à l’académie de l’OL (Dakar Sacré Coeur). Enfin, je suis revenu en France sur la région lyonnaise pour m’occuper de 2 clubs amateurs et pour finir, Arpajon sur Cère (Cantal) pendant 1 an.

Lorsque tu étais enfant, ton rêve était-il de devenir footballeur professionnel ou non ?

Je pense comme la plupart des gamins, oui j’ai toujours rêvé d’être footballeur professionnel.

As-tu pratiqué d’autres sports durant ton enfance ?

Pendant mon enfance je n'ai pas pratiqué d'autres sports que le football.

Pourquoi avoir choisi le football et pas un autre sport ?

J'ai choisi le football car issu d'une famille de footballeurs, (mon père, mon oncle et mon frère), j'ai très vite été aux bords des terrains, je suis presque né avec un ballon dans le berceau (rires).

Pourquoi ce poste de défenseur central ?

J'ai débuté en tant que défenseur central car j'aimais avoir cette vision du jeu et cela me permettait de pouvoir diriger mes coéquipiers.

Selon toi, quelles sont les qualités indéniables qu’un joueur à ton poste doit avoir pour exceller dans son rôle ?

Une qualité technique, un bon placement défensif et au niveau du mental, être un meneur d'hommes.

Peux-tu me dire quelques mots de ton aventure au HAC ?

Mon aventure au HAC a été magnifique. Au delà d'être mon club, c'était ma ville et j'étais très fier de les représenter, j'ai eu des entraineurs exceptionnels (Jean Pierre Legenble, Pierre Foissac et Abdel Djadaoui) pour ne citer qu'eux qui m'ont appris énormément et qui m'ont formé en tant que joueur mais aussi en tant qu'homme. J'ai eu la chance de côtoyer un bon nombre de joueurs avec qui, pour certains, je garde encore contact aujourd'hui.

Lorsque tu évoluais en Ligue 1, quel était le plus grand attaquant contre lequel tu avais dû défendre ?

Les plus grands attaquants contre lesquels j'ai dû défendre étaient Sonny Anderson et Enzo Scifo.

Quel était ton ressenti sur le fait de défendre sur de grands attaquants tels que Djorkaeff, Ginola, Weah ou encore Sonny Anderson ?

C'était une grande fierté pour moi car c'était de grands joueurs et cela me donnait une force et une hargne pour les contrer. Mon entraineur de l'époque (Guy David) me disait toujours : "S'ils passent tu as perdu, s'ils ne passent pas, tu as gagné". Je me concentrais uniquement sur cela et j'étais plutôt satisfait du résultat final.

Quels sont les moments forts que tu as pu vivre au HAC ?

Gagner des coupes de Normandie et des tournois en jeune. Quant à mon moment le plus fort, c'était mon 1er match avec le HAC face à Auxerre à Deschaseaux en octobre 1993, ce qui correspondait à notre première victoire de la saison cette année là.

Prenons l’intégralité de ta carrière sportive, quel est le souvenir qui t’a le plus marqué ?

Le souvenir qui m'a le plus marqué n'était pas forcément le plus heureux mais plutôt une injustice. Je jouais à l'époque à Clermont, nous avions fini champions de France de National, j'avais cette saison là mis 18 buts et j'avais également donné le titre à mon équipe lors du dernier match en inscrivant le but vainqueur. Le lundi suivant, le club m'annonçait que mon aventure à Clermont s'arrêtait là. J'étais à la fois heureux et fier de ce que j'avais pu faire tout au long de cette saison et à la fois triste d'avoir fait tout ça sans aucune reconnaissance.

Que penses-tu de la saison actuelle du HAC en Ligue 1 ?

Je suis très heureux de voir le HAC à ce niveau là aujourd'hui, et surtout de les voir rivaliser avec de grands clubs de Ligue 1. J'espère qu'ils arriveront à se maintenir pendant un certain temps.

Peux-tu me parler de ton après-carrière ?

Mon après carrière se passe bien, je suis installé dans le Cantal (Aurillac), région natale de ma moitié. Je travaille à la poste, je livre les colis. J'ai arrêté d'entrainer cette saison car le football d'aujourd'hui ne ressemble plus à celui que j'ai connu et je ne m'y retrouvais plus au niveau des valeurs humaines.

Entretien réalisé et mis en page par Damon Spahija. 

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