Maamar Mamouni, ancien défenseur central et milieu défensif ayant joué pour le HAC nous a rendu visite dans notre studio pour nous accorder un entretien dans lequel sont évoqués ses souvenirs en club, son amour pour la sélection algérienne mais aussi d’autres sujets tels que sa passion pour le football, ses meilleurs conseils pour de futurs jeunes talents, ainsi que d’autres informations encore. 

Bonjour Maamar, pour commencer cet entretien, pourriez vous vous présenter s’il vous plait ? 

Maamar Mamouni, né le 28 février 1976 à Tours, d’origine algérienne et de religion musulmane.

Comment vous est venue cette passion pour le football ? Pourquoi avoir choisi ce sport et pas un autre ? 

A l’époque quand j’étais petit, je jouais en poussin donc à l’âge de 7 ans. Avant ça, je faisais de la lutte, mon père était lutteur (paix à son âme) et il avait appris ce sport à tous les jeunes du quartier et un petit peu de foot. On n’avait pas de téléphone ni rien, donc la première passion c’était le ballon. Dès qu’il y en avait un en notre présence, on sortait, on jouait et c’était une époque où il n’y avait que le foot. Alors on ne regardait pas ce sport à la télé car on n’avait pas les chaines mais la passion est venue comme ça. C’était l’époque du grand Marseille, du grand Milan et pour nous c’était le seul sport qui existait à ce moment là.

Pourquoi ce poste de milieu défensif ?

Alors il faut savoir que j’ai été formé en tant que défenseur central, j’aimais ce poste là, le joueur que j’appréciais avant c’était Carlos Mozer qui jouait à Marseille. J’aimais bien son style de jeu, il avait une superbe détente, il était très bon de la tête. Mais le poste de milieu défensif est venu lorsque j’ai commencé à jouer en sénior car j’aimais beaucoup courir et je récupérais énormément de ballon, j’étais le technicien tout simple, je n’étais pas celui qui allait faire 3 passements de jambes, c’était vraiment le dribble simple, c’est à dire faire des passes simples, des longues passes, des passes justes et décisives ce qui me correspondait le plus. Je me rappelle en Corse quand j’étais en nationale, Paul Orsaty m’avait placé en tant que libéro sur le terrain dans une défense à 3 mais lorsque j’avais le ballon, je jouais en 6 et je faisais que ça. Puis apprès au HAC, c’était Alain Bel Soeur, quand il avait repris le club j’étais positionné en défense mais il avait décidé de me placer en tant que milieu défensif et le 1er match, je sors une grosse prestation et on gagne et à partir de ce moment là, je suis resté sur cette position. Mais mon poste préféré reste celui du libéro, j’aime avoir le jeu devant moi.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours juste avant d'être devenu footballeur professionnel ? 

Alors je suis né à Tours dans un quartier, j'ai fait toutes mes classes à l'école, primaire, collège puis à partir de la 4ème, j'étais en sport études ce qui reconnaissait les meilleurs joueurs et mon père me suivait énormément, quand il ne le faisait pas, je n'étais pas bien. Quand on se déplaçait, je n'aimais pas qu'il vienne car j'avais peur du retour sur la route (rires). Nous on prenait le bus et lui prenait la voiture car il travaillait loin. En 5ème, j'ai appris que j'avais une grande maladie, on m'a détecté diabétique donc à l'âge de 13 ans et on me disait que je devais arrêter le foot, ça a été une année très compliquée pour moi et en changeant de médecin, il m'a dit que j'avais le droit de reprendre. Je leurs posais la question à chaque fois du type si je pouvais réussir dans le foot ou pas et on me disait que c'était impossible, vu le régime, l'intensité du niveau, ... et la plus belle joie pour moi, c'est le fait que l'on m'ait dit non et que j'ai réussi. Et je pense sincèrement que j'aurais fait une bien meilleure carrière si je n'avais pas été atteint par cette maladie. Mais à l'école, j'étais vraiment bien, j'avais de très bonnes notes, en seconde j'étais en U15 à Tours, et j'ai redoublé cette classe car j'étais trop concentré sur le football et cette époque là était très compliquée car je jouais à Tours et je devais faire plus de 20 km tout seul. Pour arriver au 1er bus, il y avait environ 4 km. Je rentrais la nuit tout seul, j'avais à peine 15 ans. On finissait l'entrainement à 20h30 et le dernier bus pour rentrer chez moi était à 20h51, je courais pour le prendre, je rentrais chez moi il était 22h, je n'avais pas mangé, je n'avais pas fait mes devoirs et je me couchais super tard et ça m'a détruit donc je me commençais beaucoup plus sur le foot que sur l'école, grosse erreur. J'ai donc décidé de redoubler ma seconde, ensuite je suis passé en première puis j'ai fait une terminale scientifique et là j'ai fait U17 nationaux à Tours. Lorsque je suis revenu ici, Tours a déposé le bilan donc je n'avais pas de club et j'étais au niveau CFA il me semble où je suis resté qu'une année. J'ai raté mon bac, je ne suis même pas passé au rattrapage et l'année où je suis parti au Gazelec Ajaccio en national, c'était mon dernier match de championnat, il y avait des clubs qui s'intéressaient à moi mais je n'avais pas d'agent donc c'est le président qui me disait ça et qui décidait pour moi et il voulait me garder. Paul Orsaty, entraineur du Gazelec, un super monsieur qui est venu me voir dans les vestiaires et m'a dit "écoute jeune homme, je te veux dans mon équipe" et il m'informe alors que le club se situe en Corse et quand il est parti, j'ai demandé à mes coéquipiers si la Corse était située à côté de Marseille et ils se sont foutus de ma gueule et m'ont répondu que c'était une ile (rires). On n'avait pas de téléphone ni rien donc pour moi je m'étais dit que c'était loin. Et d'où le fait que l'image de la Corse soit dégradée partout, croyez moi que j'ai passé ma plus belle année là-bas. Des gens superbes, je serai heureux de les revoir, ils étaient très respectueux avec moi. Lorsque j'ai signé à Ajaccio, j'avais un pré contrat avec le HAC, car ils me suivaient et Urault m'a appelé pour me dire qu'ils voulait me faire signer un pré contrat, je me suis dit qu'évoluer dans un club de D1 à la fin de la saison, c'était le bonheur. Au final, à Ajaccio, j'ai passé mon bac et je l'ai eu, ensuite mon permis de conduire et j'habitais dans un appartement juste à côté du lycée, ... j'ai faillit y rester car c'était une super année pour moi mais au final, je suis resté au Havre.

Selon vous, quelles sont les qualités indéniables qu'un joueur à votre poste doit avoir pour briller ? 

Pour moi, les qualités qu'il faut avoir à ce niveau là c'est la mentalité, c'est à dire avant d'avoir les qualités techniques, même s'il les faut absolument avec la vision de jeu, l'interception, savoir anticiper, être intelligent au niveau des duels, c'est à dire ne pas faire le tacle qui est selon moi le dernier recours, savoir défendre sur ses jambes, savoir lire le ballon et ne jamais regarder les jambes du joueur car les jambes bougent tout le temps mais le ballon ne bouge que très peu et c'est ça qu'il faut apprendre. Savoir défendre toujours face à l'adversaire, ne pas se retourner. Etre dynamique, puissant, rapide, technique ... Maintenant, on peut voir que le libéro peut être un 6 facilement, le latéral peut être capable d'évoluer sur l'aile. Pour un milieu récupérateur, il faut être à l'aise, bien savoir récupérer les ballons, avoir une technique simple c'est à dire savoir jouer en 2 touches (contrôle - passe), bien savoir se positionner, maintenant, le joueur doit être beaucoup plus technique qu'à notre époque.

En tant qu'ancien joueur professionnel, quels conseils donneriez vous aujourd'hui à un jeune qui souhaite évoluer au plus haut niveau ? 

Une mentalité à toute épreuve, fort dans sa tête. Ce que j'explique à mes filles par exemple qui jouent au basket au haut niveau, je leurs apprenais aucune technique, uniquement la mentalité, je les saoulais avec ça. Pour devenir pro lorsqu'on est stagiaires, ce sont les années les plus dures, il faut s'entrainer plus, avoir plus de matchs et on fait tout ça pour pouvoir ensuite signer son contrat pro. Une fois qu'on l'a, il faut savoir que l'on peut tomber sur un entraineur qui nous kiffe, qui va nous faire jouer, avec une grande confiance en soi ou alors l'effet inverse, c'est à dire un entraineur qui ne nous aime pas. On peut également avoir une année remplie de blessures, voilà pour moi ce qui est de faire face à une mentalité à toute épreuve et il faut savoir faire son auto critique. C'est sûr que l'on est flatté lorsque l'on parle de vous dans les journaux de manière positive mais il ne faut jamais oublier de faire son auto critique, ne jamais être satisfait de ce que l'on fait car faire le maximum n'existe pas, c'est littéralement impossible, il y a toujours mieux. Tu peux marquer 10 buts dans un matchs mais tu aurais pu aussi en mettre 11, t'as pu faire 20 interceptions mais t'aurais pu en faire plus, ce sont des choses comme ça. Même si c'est compliqué d'avoir cette mentalité là, il faut l'avoir. Ce que je disais toujours à mes entraineurs, lorsque je finissais un match, même si je n'avais pas fait le meilleur des matchs, je mouillais le maillot pour montrer à quel point je respectais le club dans lequel j'évoluais. Après voilà, si on a cette mentalité sans avoir de grandes qualités, on ne réussira jamais mais ça peut nous faire franchir un cap quand même. Avoir la meilleure hygiène de vie possible, travailler, mais aussi reposer son corps, se faire suivre par des médecins.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience au HAC ? 

Mon expérience au HAC, ça a été ma rencontre avec Jean-Pierre Urault lorsqu'il m'a contacté quand je jouais au Gazelec et il m'a dit que le club s'intéressait à moi et j'ai signé un pré contrat donc je suis arrivé l'année d'après, en tant qu'inconnu complet. C'était l'époque où il y avait Vikash Dhorasoo, Djibril Diawara, Jean Pierre Delaunay, Christophe Reuvault (paix à son âme), Roger Boly ... et lorsque je suis arrivé au club, il me connaissait car lui aussi était du sud et il avait entendu parler de moi et mes premiers entrainements étaient durant la préparation et je passais mon bac au rattrapage en Corse lorsque j'étais en préparation d'avant saison avec le HAC et revenir ensuite à l'entrainement et je suis arrivé au HAC avec la nouvelle comme quoi j'avais eu mon bac. Durant la préparation, je me souviens qu'à l'entrainement, j'étais trop timide. Dès le 3ème jour, mon entraineur m'a attrapé à la fin de l'entrainement et m'a dit clairement que si je continuais comme ça, à la rentrée je descendais en équipe réserve. Il disait "je ne te connais pas comme ça, je t'ai vu jouer et Paul Orsaty qui est mon ami m'a dit que tu avais un très gros potentiel et moi je veux qu'on te respecte sur le terrain". Dès le lendemain, je me suis transformé, je rentrais dedans je ne faisais de cadeaux à personne mais tout en restant très respectueux de l'adversaire. Je n'aimais pas les joueurs qui se plaignaient car moi je prenais des coups et je ne disais rien. Un jour, je joue un match en réserve et on sort un gros match où l'on gagne 4-1 à la Cavée et je marque 2 buts alors que je jouais milieu défensif. On avait une équipe extraordinaire avec Boumsong, Diawara, ...  et juste après ce match de préparation où je marque un doublé, je joue mon 1er match en D1.

Avez vous vécu des moments forts durant votre aventure au HAC ? 

Oui ! Le premier moment fort déjà, c'est quand Urault m'a appelé pour me dire que j'allais jouer pour un club de D1. Ensuite, mon 1er match de championnat à Strasbourg, j'étais remplaçant, je m'échauffais et l'entraineur me dit "Maamar tu entres". Egalement la montée avec le HAC lors d'une saison extraordinaire. Il y a aussi eu l'époque où l'on a battu Marseille en Coupe de la Ligue 4-1 sachant qu'on était en D2. Mon 1er but où j'ai explosé de joie. J'entre en tant que milieu défensif face à Auxerre, je récupère un ballon au milieu de terrain, je dribble et j'accélère et je tire et je marque. Sans oublier tous les joueurs et les entraineurs que j'ai connu. Ce sont mes plus grands moments.

Qu'est ce que cela vous procurait le fait de jouer pour l'équipe nationale d'Algérie ? 

J'ai commencé jeune en sélection, j'ai l'un des premiers immigrés à jouer pour l'équipe nationale algérienne. Cette dernière était venue organiser un tournoi à Lyon des 16-17 ans, mon père connaissait la personne, il l'avait contacté. Mon père voulait entendre parler que de l'Algérie, lorsqu'on allait au pays tous les étés et qu'on voyait les matchs, c'était l'euphorie, c'était incroyable. Et donc je suis parti faire le tournoi à Lyon et j'ai joué pour eux et comme j'ai été accueilli, c'était énorme. Mon 1er hymne national, je pleurais. Le fait de jouer et de représenter mon pays était une grande fierté pour moi mais aussi de faire partie des premiers immigrés à jouer pour eux. Surtout, il faut savoir que jouer pour l'Algérie à cette époque là était très compliqué, le HAC ne voulait pas que j'aille en sélection nationale. Je n'avais pas le temps lorsque je rentrais de sélection de prendre du repos avant de reprendre avec le HAC, il fallait que je récupère ma place de titulaire directement, on ne me faisait pas de cadeaux. Mais l'Algérie, c'était inexplicable ... Jouer pour son pays, c'est inimaginable, il faut savoir comme les supporters sont à fond, etc ... je n'ai jamais vécu ça de toute ma vie. On scande votre nom dans le stade, vous en avez des frissons c'est incroyable. La fierté lorsque 120 000 personnes scandent votre nom ... Quand vous marchez dans la rue et que l'on reconnait votre père, ça donne le sourire c'est énorme. Je voulais que ma famille et surtout mon père soient fiers de moi.

Quels sont pour vous les plus beaux souvenirs que vous ayez pu vivre durant votre carrière sportive ? 

Ma 1ère sélection nationale en équipe d'Algérie, porter le maillot, avoir le drapeau, pleurer durant l'hymne national. C'était mon plus grand bonheur avec tpout un stade de 120 000 personnes scande votre nom, c'est inimaginable. Mais également un match face à l'Egypte, notre plus grand rival contre qui je marque un but et là, c'est l'Algérie qui a explosé. Un but de la tête. Sans oublier ma femme et mes enfants qui m'ont énormément aidé durant ma carrière.

Portez vous un regard différent du football pratiqué avant par rapport à celui pratiqué aujourd'hui ? 

Oui, complètement différent. J'ai des diplômes d'entraineur et on m'a proposé d'entrainer mais j'ai dit que ce serait très compliqué pour que je revienne dans ce milieu là. Le football a évolué, les mentalités des joueurs aussi, celles des jeunes surtout, le style de jeu également. Les joueurs, ce ne sont plus les mêmes qu'avant. Par exemple, les joueurs qui jouaient en défense avant, c'était des joueurs costauds, grands on ne voyait pas de petits joueurs. Un avant centre, c'était un buteur, c'était pas un Ronaldo Nazario, les arrières droits c'était des vrais défenseurs alors qu'aujourd'hui ils sont beaucoup plus offensifs. Les conditions physiques et de préparation ont évolué, nous à l'époque, les préparations on courait tous ensemble alors que maintenant c'est complètement différent. L'arrivée de la Data, le recrutement, ... tout a évolué et avant il n'y avait pas tout ça. L'arbitrage lui aussi était différent. Le football a, selon moi, évolué mais dans le bon sens et de toute façon, il faut bien évoluer. On ne peut pas rester comme avant, toute chose au monde évolue.

Qu'avez vous pensé de cette saison du HAC en Ligue 2 ? 

Je suivais le HAC régulièrement et cette année un peu plus. Et pour moi, le meilleur recrutement qu'ils ont fait, c'est le staff technique. Luka Elsner qui est très bon et qui s'est très bien entouré. Donc la saison a été très belle, même si vers la fin ça a été un peu compliqué mais ils ont clairement mérité leur 1ère place et leur montée, la ville également en avait besoin pour que le sport et la D1 développent la ville du Havre. Ils ont vraiment fait une super saison et absolument tous les membres du club du HAC méritent cela.

Pouvez vous nous dire quelques mots de votre après carrière ? 

Elle a commencé avec une blessure, la pubalgie et elle s'est finie avec une prothèse aux hanches. En Grèce, où j'ai à peine fait 2-3 mois et je me suis blessé donc j'ai arrêté ma carrière à 32 ans alors que je pensais continuer encore au moins 10 ans car j'avais une bonne condition physique. Mais très compliquée mon après carrière, j'avais déjà des problèmes avec mon club grec qui me devait des sous et le pays a déposé le bilan et la FIFA  a pris 4 ans à dire que j'avais raison mais comme la Grèce avait déposé le bilan durant cette période, alors je n'ai rien gagné. Toutes les dettes ont été annulées et j'ai tout perdu donc j'avais zéro. Je ne suis pas un joueur qui gagnait énormément d'argent, alors il est sûr que je ne manquais de rien et que je vivais bien mais ça n'était pas les mêmes salaires que les joueurs gagnent aujourd'hui. Je ne pouvais pas vivre de mon après carrière, il fallait, après ma carrière que je me remette dedans. J'ai donc décidé de faire une formation dans l'immobilier mais ça ne m'a pas trop intéressé alors je suis parti et j'ai bossé avec quelqu'un qui avait une agence à Bolbeck mais ça ne m'avait pas trop plu. Et j'ai eu la chance de tomber sur quelqu'un que je connaissais déjà avec lequel j'ai formé ma boite actuelle Equip'Sports. C'est une boite d'équipementiers sportifs des clubs et aujourd'hui, je suis le seul gérant de cette boite et je kiffe. Je fais absolument tous les clubs de sports, football, hand, basket, rugby, boxe, karaté ... J'ai signé plusieurs clubs de haut niveau comme le STB, le HAC Handball, Octeville Hand, Gonfreville Hand. J'ai créé mon association pour aider l'Algérie avec des envois de plusieurs colis, pour les orphelinats, les écoles, ... et je vais le faire chaque année mais je ne vais pas le faire uniquement en Algérie, je vais aussi le faire en France car je suis né ici en aidant toutes les associations comme Etoile Filante de Mansour, Maison du Coeur de Oumou Niang, ... en leurs offrant des t-shirts, des lots, ... Je veux les aider, les voir sourire et être heureux. Donc voici mon après carrière, je vis simplement, en famille, je suis de très près la carrière de mes filles en étant leur premier supporter.

Pour clôturer l'entretien Maamar, avez vous 3 sportifs normands à qui vous souhaiteriez rendre hommage ou qui vous inspirent ?

Amina Zidani, Said Hamzaoui, les jumeaux Camara, leur entraineur Madjid, Mehdi Larbi également.

Entretien réalisé et mis en page par Damon Spahija. 

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